Alter ego

Mon alter ego. Je n'y ai jamais vraiment cru. Jusqu'à maintenant. Les sentiments que je ressens sont si forts que j'ignorais pouvoir un jour aimer avec tant d'intensité. Aimer et être aimé. T'aimer. Toi. Mon alter ego. Tu es la seule, l'unique. Rare, merveilleuse, magnifique. Tu ne pourras jamais être "l'autre". Pas avec moi. Tu es toi, tu es moi. En moi. Forte. Belle. Puissante. M'apprenant à aimer, m'apprenant à m'aimer. A travers toi, ton regard. Je suis amusé, toujours, lorsque l'on se rend compte instinctivement de ce que l'on aime. Se rendre compte, une fois de plus, de l'évidence alors qu'on ne la cherche pas. Ce que nous vivons me rend fier, orgueilleux aussi. L'orgueil d'être aimé comme je t'aime, de toute ma singularité. Tu ne me contrains pas, tu me sublimes. Tout comme j'ai l'impression de le faire aussi. Nos vies d'avant, si différentes, si caricaturales en un sens, pour nous mener au même point, le nôtre, le début de notre histoire. Je n'en reviens pas. Toujours pas. Vivre ça, cette chance infinie, parce que tu es toi, bien sûr, et parce que je suis moi. Et que, naturellement, toi et moi devenons nous. Instinctivement. Sans aucune gêne, sans aucun sacrifice. Juste par plaisir, par amour. Parce que nous aimons la même vision de l'amour, la même vision de la vie. Nous nous aimons, mais nous aimons aussi ce que l'avenir nous promet.

Cette envie d'avenir. L'envie de te rendre heureuse parce que tu fais déjà mon bonheur. Et que ce n'est que le début, que le meilleur est à venir. Tout ce qui nous construit ensemble se fait naturellement. Le manque, l'envie, les circonstances... Du premier jour où nous nous sommes vus. La première fois où j'ai soutenu ton regard. Le premier rire. Le premier baiser. Le premier orgasme. Je n'ai jamais cru au coup de foudre mais ça devait y ressembler quand même. Un coup de foudre sans que je puisse l'identifier encore. Tu fais ressortir le meilleur de ce que je suis, tu as mis en lumière l'homme que je suis réellement, tu le fais vivre. Et tu l'as aimé. Tu vis en moi, avec élégance et avec aisance. Nous nous possédons. L'un à l'autre. Je suis à toi comme tu te sens à moi. Avec l'idée que nous pouvons tout comprendre de l'autre. Parce que nos yeux ne trichent pas, parce que nous savons y lire ce qu'ils révèlent. Et puis, je vis dans la force permanente de ce que l'on partage. Des ballades main dans la main aux fous rires, des discussions où nos yeux ne se quittent pas aux moments de sexe les plus intenses, des câlins les plus tendres aux manques les plus puissants... Tu me rends heureux, ça, je ne veux pas le cacher. Et je veux plus que tout te faire ressentir le même bonheur que celui que tu me procures.

Je sais au fond de moi que nous ne nous décevrons pas. Que nous avons raison d'espérer. Que nous avons raison de nous aimer. Je te donne mon coeur sans appréhension, tout comme je reçois le tien avec autant de fierté que d'attention. Je suis heureux de te vivre ainsi, de te dire que je suis singulier, parce que tu le sais. Je suis heureux de ce que je n'ai pas besoin de dire pour que tu comprennes, de ce que je lis en toi avant que tu me le révèles. Vouloir laisser vivre l'autre en le possédant... Voilà ce que nous sommes, mon amour. Je t'aime. Et jamais ces mots n'ont eu autant de sens pour moi qu'aujourd'hui. De les dire comme de les entendre. Parce que nos vies, nos parcours n'ont pas été toujours heureux, parce que nous avons grandi avec ça, c'est une belle récompense tout de même. Vivre ça. Nous trouver ainsi, avec la volonté farouche de ne rien laisser passer. Nous étions arrivés à la fin d'une histoire, chacun de notre côté. Il est temps de construire la nôtre. Il est temps d'être heureux, ensemble, toi, moi. Pleinement. Il est tant d'aimer et d'être aimer, exclusivement pour ce que l'on est vraiment. Aucun de nous ne peut remercier l'autre. Nous sommes, à ce moment de notre vie, au début de quelque chose. Je ne vois pas d'avenir plus radieux que quand je t'y associe. Parce que je respecte tout ce que tu es comme tu le fais avec moi, parce que je suis fou amoureux de toi comme tu m'aimes également, je peux dire que je n'ai jamais ressenti un tel bien-être. Et que ce n'est que le début. Je t'aime...

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