So put your arms around me

Quelques semaines ont passé. L’intensité. L’envie. Elle comme moi. Pourtant, ce jour-là, je la ressens différente. Sur la défensive. Hésitante. On se voit. Et puis non. Finalement, un sms, une heure avant. On peut se voir quand même ? Je lui dis que je sens qu’elle n’est pas en forme. Elle confirme. Finalement, nous nous rejoignons. Elle arrive souvent avant moi. Cet hôtel nous est désormais familier. Elle ouvre. Toujours superbe. Sexy et élégante. Sa robe grise épouse ses formes magnifiques. Courte mais pas outrancière. Je la sers dans mes bras. Elle soupire. Nous nous embrassons tendrement. Immédiatement, je sens qu’elle a besoin de tendresse. Elle se blottit, nous nous embrassons, debout, pendant quelques minutes. Sans dire un mot. Mes mains parcourent doucement son corps. Puis passent sous sa robe. Caressent ses fesses. Je lui embrasse le cou. Avec douceur. Elle enlève ma chemise. Je sens la fermeté de ses seins contre mon torse.

Elle s’accroche à moi pendant que nous nous embrassons encore. Je passe mes mains sous ses fesses, la porte alors que ses jambes m’entourent. Je la porte ainsi, l’allonge doucement sur le lit. Je retire sa robe. Puis libère ses seins. Je couvre sa peau de baisers. Je la caresse tendrement. Je sens qu’elle n’est pas au mieux. Dès que mes lèvres quittent son corps, elle appuie légèrement sur ma tête pour m’encourager à continuer. Sa bouche. Ses seins. Son cou. Son ventre. Ses hanches. Ses cuisses. Son clitoris. Puis sa chatte. Trempée. Mes mains caressent sa peau alors que je la lèche. Ses mains posées sur ma tête, elle soupire, gémit un peu. J’enlève mon jeans, mon boxer. Je poursuis. Puis je remonte. Son ventre. Ses seins. Sa bouche. Je l’embrasse en caressant ses lèvres et son clitoris avec ma queue. Elle me demande d’arrêter. Elle pleure. Me dit qu’elle ne peut pas me faire ça. Je ne comprends pas trop, mais je reste contre elle, le plus tendrement qui soit. Elle semble ne pas vouloir me regarder. Ses yeux sont larmoyants. Je tiens beaucoup à toi. Je lui réponds que c’est réciproque. Elle fuit toujours mon regard. Me dit qu’elle me doit la vérité. Elle sur le dos, moi sur le côté, contre elle. Elle m’avoue comme une faute qu’elle n’est pas celle que je crois. Je ne dis rien. Je la laisse parler. Plusieurs silences fragmentent ses phrases. En plus de son activité professionnelle, elle me confesse être une escort depuis six ans. Par plaisir. Par excitation. Parce que c’est de l’argent facile. Elle me dit qu’elle tient à moi, que je vais la voir comme une pute. Que ses sentiments sont sincères à mon égard. Qu’elle ne veut pas me perdre. Je la rassure, je la console. Je suis surpris mais pas fâché. Je lui dis qu’il est flatteur pour moi d’avoir comme amante une femme convoitée ainsi. Que je suis fier que parmi ces hommes, je sois celui avec qui elle aime passer du temps. Elle se tourne. Me dit en pleurant qu’elle avait un rendez-vous ce matin-là. Qu’elle a honte de vouloir me voir ce jour-là alors qu’un homme a profité de ses charmes. Qu’elle se sent outrancière. Je l’invite à se mettre sur le dos. Je la regarde. L’embrasse. Caresse son corps. Elle ferme les yeux. Je l’embrasse. Me dit que je peux partir, qu’elle comprendrait que je ne veux pas passer derrière un autre. Je l’embrasse encore. Saisit un préservatif. Sur elle, entre ses cuisses, je lui prouve ma profonde envie d’elle.

T’es pas obligé de faire ça. Je ne réponds pas, je l’embrasse, la lime doucement, mon corps contre le sien. A chaque mot, je la pénètre un peu plus profondément. Doucement. Tendrement. Nous baisons tout en douceur, l’intensité de nos regards, de nos souffles, de nos baisers valant mieux que de grands coups de reins. J’ai l’impression de ressentir sur mon membre dur toute la douceur de sa chatte. Je ressens ses contractions. Sans effort, parce que nos corps fusionnent, parce qu’il fait chaud dans cette chambre, nos peaux sont moites. Il m’est difficile de savoir en la regardant si son visage est marqué par ses larmes ou sa sueur. Je sens son orgasme qui monte. Plusieurs fois, je lui dis de me regarder. Ça semble l’exciter. Je ressens l’effort qu’elle fait pour me fixer alors qu’elle jouit. Je reste en elle, ressentant l’intensité de ses spasmes. Je l’embrasse. Chaque mouvement de ma queue en elle la fait réagir. Je la regarde. Lui sourit. Lui demande si elle en veut encore. Elle me signe de la tête. Elle sur moi. Elle adore. Moi aussi. Même rythme. Lent. Tendre. Régulier. Son corps contre le mien. Toujours nous embrasser. Elle ondule en douceur. J’y réponds en la pénétrant le plus profondément. Puis elle se cabre. Je saisis fermement ses seins. Elle s’agite sur moi, je lâche mes coups de reins. Nos râles se mêlent. Elle me dit qu’elle va jouir, que je la rends folle. Je ressens la puissance de son orgasme. Je sers ses seins, à tel point que j’ai vite peur de lui faire mal. Elle se dégage brièvement, sa chatte arrose mon membre. Je suis au bord de l’extase, elle m’accueille encore en elle, ses spasmes me transportent. Allongée sur moi, elle semble comme maintenue dans son orgasme alors que deux de mes doigts s’invitent rapidement dans son cul, tandis que je jouis en elle. Elle gémit de me sentir jouir. Puis elle m’embrasse plus fougueusement. Me regarde. Me dit qu’aucun homme ne la fait couler comme ça. Je souris. Je lui réponds que je suis dingue d’elle. Elle m’embrasse, je l’enlace. Son souffle retrouvé, elle me le dit à voix basse. Je t’aime. La chaleur envahit mon corps. Elle m’embrasse de nouveau. Me dit qu’elle est amoureuse. A ce moment, alors que je ne lui ai pas répondu, j’évite de lui dire ma frustration d’avoir joui dans le préservatif, de ne pas avoir pu lui faire sentir. A ce moment, je me rends compte que je l’aime également.

Plus tard, nous sommes l’un contre l’autre. Sur le lit. Elle semble s’assoupir. Sur la playlist de son portable qui tourne depuis un moment, une chanson du groupe Texas. So put your arms around me. Dans le creux de son oreille, je lui dis que je l’aime. Les yeux fermés, je devine un petit sourire. Elle me répond qu’elle le sait. Après l’avoir quittée, je vais sur le site internet où elle propose ses charmes. Constate avec tendresse ses limites, qu’elle semble vouloir garder pour elle, pour nous. Invite ses courtisans à ne pas lui offrir certaines fleurs, celles que je lui ai apportées lors de notre deuxième rendez-vous. J’aurais pu croire que ça me gênerait. Mais en fait, j’ai de la tendresse pour cette partie d’elle. Nous en avons reparlé ensuite. Elle toujours un peu sur la défensive. Toujours à son initiative néanmoins. Elle est ainsi. Et elle, j’en suis amoureux. Le souvenir de nos corps nus, l’un contre l’autre sur le lit. Et cette musique. So put your arms around me

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