Les mains liées

Lâcher prise. Totalement. Se livrer à l’autre. Sans détour. L’idée nourrissait mes fantasmes. Et surtout, jamais je n’ai senti que je voulais m’offrir ainsi, abandonnant tout contrôle. J’ai confiance en elle. J’ai envie d’elle. J’éprouve pour elle affection et respect. Je la désire. Tout comme je sens son envie.

Les mains liées. Les miennes, aux barreaux de son lit. Je suis vulnérable, sans aucune possibilité de freiner ses envies. Je ne garde comme seul repère que ce que je vois, que ce que je sens. Sa peau contre la mienne, ses lèvres sur mon corps, sa langue sur ma queue. Elle aime mes mains. Mais elle prend plaisir à les lier pour qu’elle sente comme je suis à elle. Juste un moment, se passer de mes mains, me soumettre totalement à sa volonté d’user de mon corps, de ma queue, de mon plaisir. Elle me suce ainsi. Elle pénètre mon cul de ses doigts. Quand elle associe les deux, je perds le contrôle. Dans sa bouche ou sur sa peau. Les mains liées, je n’ai rien à décider. Juste à être le témoin de son plaisir et de celui qu’elle me fait prendre. Je l’implore. Je n’ai que ça. Elle sait me faire jouir, très vite si elle le veut. Mais elle sait que j’aime durer. A genoux, au-dessus de ma tête. Elle ordonne. Elle frotte sa chatte sur ma bouche, mon visage. Elle soupire, gémit. Plus tard, elle loge un sextoy au fond de mon cul. Plaisir immense. Alors que les vibrations du jouet me déroutent, elle me branle en frottant sa chatte trempée contre mon membre. J’abandonne. Je ne peux pas résister. Mes râles semblent la transporter. Je sens mon sperme s’échouer sur ma peau, se mêlant au fruit de sa chatte excitée.

Son corps allongé. Dans l’attente, le désir. Entraver ses poignées désormais. Qu’elle se laisse aller. Qu’elle me ressente contre elle. Qu’elle ressente mes baisers. Ma langue sur ses seins. Mes doigts sur sa chatte. Puis ma bouche. Offerte et confiante, qu’elle se sente plus chienne qu’elle ne l’a jamais été. Et plus reine aussi. Reine du sexe, de ses plaisirs, car de la faire jouir nourrit mon plaisir. Qu’elle jouisse ainsi. Et en redemande. Prisonnière des barreaux de son lit, elle se permet l’évasion totale, celle du laisser aller, du laisser vivre. J’ai envie d’elle ainsi. Que cet état de soumission de son corps renforce encore ma soumission à son plaisir. Qu’elle sente ma queue raide au fond de sa chatte trempée. J’ai envie de la baiser ainsi. De la faire jouir sous mes coups de queue. Comme elle l’aura fait de mes doigts, de ma bouche. Je n’oublie rien de son corps. Je l’honore. Je me joue du temps. Je laisse ma queue voyager sur sa peau. Elle la lèche quand je suis prêt de son visage. Gourmande. Ma tête entre ses cuisses, mes doigts en elle. Je lui branle la chatte et le cul. Je sais qu’elle aime ça. Puis moi sur elle. Je l’emprisonne entre mes bras alors que mon membre raide de désir la remplie. Mes va-et-vient réguliers la transportent. Je sens maintenant comme elle aime être prise. De plus en plus fort. Jusqu’à l’orgasme. Ou presque. Alors qu’elle monte, je m’engage au fond de son cul. Ma belle devient ordurière. Je me fais plus énergique. Je sais ce qui la fait frémir. Mes doigts sur son clitoris alors que je l’encule. Elle gicle sur moi quand elle jouit.

C’est parce que notre relation est si forte que ces envies me dominent. Me laisser aller, enfin, à la volonté d’une amante, de la plus bandante des amantes. Qu’elle le ressente, que je lui abandonne mon corps, comme elle le fait du sien, confiant dans notre capacité à faire jouir l’autre comme il n’a jamais réellement joui. J’aime qu’elle sente les mains liées qu’elle me soumet à son plaisir comme jamais.

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