Son corps

Mes mains qui le parcourent, mes lèvres qui l’embrassent, ma peau moite contre lui. Son corps m’excite. Il me donne envie. Il comble mon excitation. Son corps est parfait. Elle ne me croit pas. Elle a peur de son corps, en un sens. Plusieurs fois, très tôt même dans notre relation, je l’ai ressenti. Elle doute de son corps. Et de ce qu’il renvoie. Pourtant, je lui dis comme elle est belle. Je lui dis comme elle m’excite. Mais elle ne semble pas s’apaiser. Je suis si sincère. Je n’agis pas par gentillesse ou par prévenance. J’ai envie de son corps parce que c’est elle. Son corps est elle. Il la raconte. Elle s’en sert admirablement. En la retrouvant, après un baiser, alors que mes mains le parcourent, ses yeux brillent quand elle me dit «tu es beau». Sur son lit, je la baise, elle crie, elle bouge, ses seins battent, ses yeux sont clos, elle est magnifique.

Nous n’avons peut-être pas la même conception de l’esthétique. Ou alors elle ne se l’applique pas. Elle paraît déroutée par ce que son corps m’inspire, moi qui n’ai pas d’attirance spécifique pour les femmes rondes. Pas de critère, pas d’amour, juste le désir de la personne qu’elle est. Son corps fait partie de la femme qu’elle est. Et il est magnifique. Son corps est le reflet de son histoire, le témoin de son désir. J’aime sa peau. J’aime l’embrasser. J’aime caresser ses seins, les sucer. Elle aime ça aussi. Elle me le montre. Chacun de ses gestes me semble opportun, je n’ai jamais surpris une hésitation, un faux pas. Elle est d’une esthétique rare. Un jour, dans l’ascenseur, au moment de nous quitter, j’ai envie d’elle. Je ne fais rien. Ce corps dénudé et moite quelques minutes avant m’attire tout autant alors qu’elle reprend ses habitudes, habillée, routinière.

J’aimerais qu’elle me comprenne enfin, qu’elle ait confiance en mon désir. Qu’elle croit en ma sincérité quand je lui dis qu’elle est belle. Des dizaines d’images me viennent. Nous venons de jouir, allongés l’un contre l’autre sur le lit. Elle se tourne vers moi, ses yeux brillent, elle sourit, s’humidifie les lèvres. Elle est superbe. Je sais que son corps la fait parfois souffrir, je sais qu’elle le supporte de temps à autre. Son corps est elle. Il est le reflet de ses victoires, le témoin de sa vie. Parcourir son corps est passionnant, excitant. Un soir, excitée, elle se prend en photo et m’envoie les images. Elle est gênée par ces clichés, ne se trouve pas bandante. Pourtant, je bande de la découvrir, j’ai envie d’elle, je trouve son corps superbe. Elle ne me croit pas, je le sais immédiatement. Pourtant, ces photos que j’ai gardées m’excitent toujours autant au premier coup d’œil. La photo dont elle a eu le plus peur est celle que je préfère. Celle qui m’excite le plus. Celle qui me donne envie d’elle, sans préavis.

Son corps est une partie de la femme qu’elle est. C’est aussi ce qui la rend si rare. Elle serait si fade si elle n’était qu’un corps stéréotypé. J’aime son corps, il m’excite beaucoup. Comme m’excite la femme qu’elle est. J’ai envie de lui montrer comme je la désire. Qu’elle sache enfin la sincérité de mes mots. Qu’elle se rende compte que ses yeux m’excitent autant que sa chatte mouillant terriblement. Que sa voix douce après l’orgasme est aussi enivrante que ses seins sont magnifiques. J’aime faire jouir son corps. Il transmet son plaisir à elle, son excitation. Elle aime dire que je suis un amant «à potentiel». Je peux lui retourner le compliment.

Crois-moi quand je te dis comme tu es belle. Fais-moi confiance. Ton corps est superbe. Ce n’est pas de la gentillesse. C’est du désir. De l’envie. L’envie de toi.

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