Le plaisir brut

Nous devions nous voir. Nous n’avons pas pu. Des jours d’échanges et d’excitation, une envie hors du commun, un désir sans pareil. Elle décroche. J’adore sa voix. Je rentre chez moi. Je veux ce moment pour elle et moi. Sans limite. Elle est seule. Moi aussi. Elle est chez elle, tandis que je gagne mon domicile. Cette une situation rare. Sans l’évoquer, nous le savons. Je bande terriblement. Elle m’excite. J’imagine qu’elle mouille déjà de m’entendre. Rien n’est annoncé mais pourtant, l’excitation est palpable. Nous savons ce qui nous excite. Nous aimons nous désirer.

Avant de m’installer sur le canapé, je me déshabille. Je veux être libre. Je ne garde que mon boxer qui contient mal ma queue raide. Chacun des soupirs que je décèle agite ma queue. Je lui dis que j’ai envie d’elle. Elle gémit. Je lui dis mes envies. Seul un oui, répété, se distingue de ses gémissements qui me surexcitent. Ma belle se branle et ma main a saisi ma queue. Mes yeux sont fermés. Je n’ai que ses cris et ses gémissements comme repères. Je lui dis comme j’ai envie de la lécher, comme j’ai envie d’elle, comme je veux qu’elle sente la raideur de ma queue au fond de sa chatte trempée. Je lui dis comme j’aime ses seins, comme elle est salope. Je n’ai jamais eu autant envie d’une femme. Je n’ai jamais autant joui pour une amante. Je n’ai, jusqu'alors, jamais connu un tel degré d’excitation. Jouis ma belle, une phrase qui l’excite, que j’ai lâché une nuit alors qu’elle se caressait dans son lit. Une phrase venue naturellement, au téléphone, puis dans son lit, alors même que nous baisions. Une phrase que je n’ai dit qu’à elle, qu’elle seule m’inspire à ce moment. Son souffle est court, elle gémit, elle crie. Elle jouit. J’adore ça. C’est une femme qui jouit avec générosité, sans réserve. J’aime quand elle jouit de moi. Autant que de jouir d’elle.

Elle me demande si je me branle. Je lui réponds. Elle soupire. Me dit qu’elle veut me sucer. Qu’elle a envie de ma queue, de mes doigts, de ma langue, de ma bouche. Elle gémit de m’entendre me branler. J’ai envie de ta queue dans ma bouche… Ses mots me procurent un plaisir indescriptible. Je la sens excitée de m’entendre gémir. Je devine qu’elle ne se caresse pas, que seuls les sons de mon plaisir l’excitent. Baise-moi la bouche, des mots qu’elle ne m’a jamais dit, des mots qui me poussent vers la jouissance. Ses gémissements alors que mon sperme échoue sur mon torse, jusqu’au cou… J’ai rarement joui avec une telle violence, je suis essoufflé, apaisé, alors qu’elle me dit avoir adoré m’entendre jouir.

Nous avons longuement discuté ensuite. Comme on le ferait après avoir fait l’amour. J’avoue que mon envie d’être près d’elle, sa peau contre la mienne, après ce moment fut très forte. J’ai pris plus de plaisir ainsi que lors de nombreuses aventures avant ça. Nous partageons le désir brut, l’excitation, la sublimation de l’envie. Nous ne nous caressons pas, nous baisons à distance. Je n’aurais pas pensé qu’une telle expérience puisse sexuellement m’enthousiasmer ainsi. Je sens qu’elle aime me faire jouir comme j’aime le faire moi aussi. Il y a une notion d’échange du plaisir très forte entre nous. J’ignore si elle a connu une telle intensité par le passé. C’est une amante fabuleuse, j’ai tendance à penser que ce désir est celui qu’elle suscite. J’ai le sentiment d’être un amant ordinaire. Sans pessimisme. C’est son désir, ses attitudes, son plaisir qui me subliment. Qui font de moi un amant dévoué à sa jouissance, en passant par la mienne.

Après avoir raccroché, je suis resté quelques minutes avant de me lever. Il y avait dans ce moment passé une complicité rare. J’ai envie d’elle, encore. Je ne suis pas rassasié du plaisir qu’elle me procure, de celui que je lui apporte. Ces deux-là sont indissociables.

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